Survivre à une relation à distance

Voilà maintenant 10 jours que Maxime est parti enseigner dans le Nord. Et par Nord, je veux dire le Pôle Nord, le vrai. Là où les réseaux sans fil sont inexistants – un réseau pancanadien, mon oeil, Rogers! – et où il s’avère dangereux de se promener tard le soir en raison de la trop grande population d’ours polaires.

Il est campé à Hall Beach, au Nunavut, pour être précise. Et bien que j’aimerais vous dire que je romance le tout, ce n’est malheureusement pas le cas.

Le plan initial était d’y aller tous les deux, ensemble. Ç’aurait été beaucoup plus simple d’un côté comme de l’autre. Mais voilà, bien que j’ai postulé à maintes reprises pour des postes au Gouvernement du Nunavut en communication pour lesquels j’étais surqualifiée, entamée des démarches personnelles auprès d’un recruteur sur LinkedIn, il n’y avait rien à faire. La politique d’embauche des employés de l’État est claire : seuls les Inuit, puis les résidents actuels (depuis 12 mois) du Nunavut sont sincèrement considérés. Ce n’est qu’en de très rares cas que les Southerners, en l’occurrence nous, décrochons un emploi là-bas avant d’y habiter.

Force a donc été d’admettre que cette année ne se passerait pas exactement comme nous l’avions prévue. Maxime allait déménagé à Hall Beach pour renflouer nos coffres et moi, je tenterais de sécuriser ma place à mon emploi actuel, que j’aime de tout mon coeur. Ça allait être notre plan pour les 10 prochains mois, ça allait être payant, logique et surtout, ça allait être facile.

Facile? Ha-Ha-Ha!

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Merci à BoredPanda et à Viola Wang pour ces dessins ô combien parfaits.

Certains facteurs rendent cette expérience plus difficile qu’elle ne devrait l’être.

Les technologies d’aujourd’hui, Skype, Facetime, etc., rendent les relations à distance beaucoup plus simples. Mais si l’on vous disait que vous n’aviez que 20 G de données par mois, et aucune manière d’en obtenir davantage? Cela signifie une à deux séances Skype par semaine, d’environ 10 minutes chacune. À ce rythme, il faut avoir un agenda et un ordre du jour à suivre à la lettre pour se tenir informés.

Je ne cesse de lire que le succès des relations à distance réside dans la communication normale, c’est à dire, partager les moments de joie et de peine en temps réel avec sa tendre moitié, comme si elle était avec nous. J’aimerais dire que c’est possible pour nous, mais avec l’accès très limité à internet, ce ne l’est pas du tout.

Disons que j’attends Noël avec impatience. La seule chose qui nous permette de continuer est de savoir qu’il y a une date d’échéance, une fin à tout ça, et… bien sûr… les projets qui découleront de cette année lucrative!

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Vous comptez vous aussi vous exiler pour ramasser des sous? C’est un «Pensez-y bien!»


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