Slow toute : bilan de retour d’un long voyage

Ceux qui me connaissent savent que je suis une grande fan de prendre mon temps. Je réfléchis longuement chacune de mes décisions, je n’agis jamais sur le coup de l’impulsivité, je respire la gratitude : je ne suis qu’amour! Pas vrai?

Bon, j’avoue. La vérité, c’est que la patience n’est malheureusement pas ma plus grande qualité. J’ignore pourquoi, mais ma vie est une montagne russe dont la vitesse ne cesse d’accélérer. Les hauts et les bas se succèdent à un rythme étourdissant. Les grandes décisions qui promettent de «changer ma vie» se multiplient aussi vite que les nouveaux projets.

Aujourd’hui, j’ai décidé de changer ça.

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Je choisis le bonheur

Choisir le bonheur, c’est plus facile à dire qu’à faire. D’aussi longtemps que je me souvienne, j’ai pensé que l’argent faisait le bonheur. Que d’occuper un travail qui rayonnerait aux yeux des autres me confèrerait le titre d’«humain qui a réussi sa vie.»

Au fait, qu’est-ce que le travail? À quoi ça sert? À officialiser l’entrée dans le monde adulte et à se responsabiliser, sans doute, et à répondre à la fameuse formule «quand je serai grand.e, je serai…». C’est un puissant instrument économique : que serait le monde si tous, comme moi, remettaient en question cette notion sociétale fondamentale?

Tout ce que j’en sais, c’est que mon bonheur ne doit pas dépendre de mon occupation professionnelle, mais qu’il faut toutefois que j’en retire du plaisir. Une antithèse difficile à balancer. Quoi qu’il en soit, je promets aujourd’hui de ra-len-tir mon mode vie et, lorsque le temps viendra, de choisir un travail moins stressant, plus valorisant et qui respecte mes valeurs intrinsèques.

Qui sait, dans 5 ans, peut-être que serai-je devenue maraîchère ou écrivaine de livres pour enfants, ou peut-être vivrai-je pauvre dans une grande maison à la campagne? Peu m’importe, tant que je vis dans la simplicité et dans le bonheur.

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Quitter le Nord : retour à la réalité

On me demande sans cesse comment était mon expérience dans le Nord. Ce devait être fascinant! Tellement beau! Enrichissant!

Oui, et non. C’était surtout long, difficile et froid. La nourriture était en quantité limitée, et – lorsque non congelée – souvent expirée depuis plusieurs mois, voire années. Vivre dans un rayon de 2 km avec absolument rien d’autre que le vide comme voisin immédiat possède également son lot de défis. On se sent pris au piège, claustrophobe de l’immensité blanche qui nous entoure. Pendant 4 mois (seulement? Ça m’a paru plus long!), nous n’avions qu’un accès très limité à l’internet, peu d’activités, pas de plein air, pas de sorties possibles, pas d’alcool : bref, nous étions coincés dans les mêmes 2 kilomètres avec, littéralement, rien d’autre à faire que de regarder le temps passer.

Aujourd’hui, c’est d’avoir manqué de tant de choses – pendant un très court laps de temps, j’en conviens – qui me permet de remercier la vie à chaque instant. Et si rien d’autre, le Nord m’aura au moins appris cette importante leçon. Alors oui, ce fût une expérience fascinante! belle! et enrichissante!


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